De la maison de la culture à l’opéra

 

DE 1810 À NOS JOURS, 200 ANS D’ART LYRIQUE À SAINT-ÉTIENNE

 

1810 Ouverture du Théâtre du Pré de la Foire, le premier théâtre sédentaire à Saint-Étienne à proposer de l’opéra. Dans une ville ouvrière, la fréquentation de ce lieu éloigne les hommes des cabarets, et la salle de spectacle rencontre un large succès. Jugé trop petit et insalubre par les autorités, il fermera ses portes en 1853.

En 1856, le Casino Lyrique ouvre ses portes. Il rassemble les ouvriers stéphanois autour de concerts populaires en entrée libre. Mais la réputation légère de l’établissement aura raison de lui deux ans seulement après son ouverture.

Afin de répondre aux aspirations de la population, un Théâtre municipal est construit en 1853 sur la place des Ursules de Saint-Étienne. La structure stéphanoise bénéficie d’une acoustique remarquable. La vie du théâtre devient vite très animée et de nombreux cafés et bistrots s’installent aux alentours. Le théâtre est rebaptisé Théâtre Massenet en 1913, pour rendre
hommage au compositeur. Dans la nuit du 17 février 1928, un incendie se déclare dans le bâtiment et met fin à 75 ans de passions lyriques…

En 1882, l’Éden Théâtre, à l’origine un café-concert, est construit. La structure reprendra la saison lyrique municipale de 1928 à 1968. Mais, inadaptée à cette programmation, la salle ne donne pas satisfaction aux Stéphanois qui souhaitent la construction d’un nouveau théâtre. L’Éden sera fermé en 2003.

Inaugurée en 1969, la Maison de la Culture et des Loisirs de Saint-Étienne est inscrite dans le projet d’André Malraux : rendre accessibles les oeuvres artistiques au plus grand nombre de Français et établir un équilibre entre Paris et la province par une politique de décentralisation culturelle. Le bâtiment, oeuvre des architectes Ferraz, Seignol, Gouyon et Clément, est composé de deux salles : le Grand Théâtre Massenet (1 200 places) et le Théâtre Copeau (300 places). Dans les années 1970, le bâtiment abrite la programmation pluridisciplinaire de la Maison de la Culture (spectacles vivants, expositions d’arts plastiques, bédéthèque, vidéothèque…), la saison théâtrale de La Comédie de Saint-Étienne et la saison lyrique de la ville. Au cours des années 1980, elle devient un lieu de diffusion et de création : de nombreuses productions construites dans les ateliers de décors et de costumes verront le jour sur scène. À partir de 1990, une mutation s’opère avec la mise en place d’un Centre de création lyrique, musicale et chorégraphique, et avec la naissance du 1er Festival Massenet, qui donne toute sa légitimité à l’Orchestre Symphonique et au Choeur Lyrique Saint-Étienne
Loire. La programmation en direction du jeune public continue à se développer et s’affirmer.

En 1994, la Maison de la Culture devient L’Esplanade.

En 1998, un incendie criminel détruit le Grand Théâtre Massenet ; L’Esplanade propose une programmation hors les murs durant deux saisons consécutives. En 2001, le Grand Théâtre Massenet rouvre au public.

En 2006, L’Esplanade devient l’Opéra Théâtre de Saint-Étienne.

En 2015, une nouvelle page s’écrit : l’Opéra Théâtre de Saint-Étienne devient l’Opéra de Saint-Étienne, et propose aujourd’hui une programmation recentrée sur sa production lyrique, donnant une place privilégiée à l’Orchestre Symphonique Saint-Étienne Loire et au Choeur Lyrique Saint-Étienne Loire.

 

 
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